ADRIEN VAN MELLE - NEHAMA

Adrien van Melle - Nehama est artiste, auteur et commissaire d’exposition indépendant. Il est né en 1987 à Paris où il vit et travaille.

    Sa production, mélange la littérature à diverses pratiques plastiques et confronte le spectateur à des environnements narratifs et fictionnels. « Il travaille la fiction comme un matériau à part entière en faisant s’entremêler écriture, photographie, peinture, installation et vidéo. Depuis 2017, il crée et fait évoluer des personnages pensés comme une extension de lui-même, telle une arborescence de possibilités plastiques que l’artiste ne souhaite pas abandonner, ou exclure. Il s’en empare alors entièrement pour les transformer en œuvre et entretenir leur nature en devenir. »
(Licia Demuro)

    Après des études au Hunter College de New York et à l’ENS Louis-Lumière, il obtient en 2017 son diplôme aux Beaux-Arts de Paris.
    En 2019 il participe au 64e Salon de Montrouge et en 2021 il présente Un Voyage au Musée national Jean-Jacques Henner à Paris, exposition personnelle pour laquelle il publie son premier roman. Sa seconde exposition personnelle muséale, Éros et Thanatos est présentée en septembre 2022 au centre Pompidou dans le cadre du festival Extra.

    Adrien van Melle - Nehama est également éditeur et commissaire d’exposition, il a fondé avec Sébastien Souchon les éditions extensibles et AU LIEU un espace d’exposition indépendant à Paris qu’il a co-géré entre 2015 et 2022. Comme commissaire indépendant il crée le cycle d’exposition « Narrations des Ordinaires » qui est présenté AU LIEU, à la galerie Laure Royenette et à POUSH-Aubervilliers. Depuis plusieurs mois il travaille à l’ouverture d’un lieu d’exposition et de vie à Montrouge en collaboration avec l’artiste Fabrice Hyber, Les Jardiniers, qui ouvrira ses portes à l’occasion du Salon de Montrouge 2023.

    Adrien van Melle - Nehama est membre de c-e-a / association française des commissaires d'exposition


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︎︎︎ MISFIRE

EXPOSITION COLLECTIVE



du 23 mars au 30 avril 2022
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Palais des Beaux-Arts, 75006
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Avec : 
Geneviève-Charlotte d’Andréis, Atelier Populaire, Antony Béraud, Valentin Bonnet, Jean-Louis Brian, Gwendal Coulon, Honoré Daumier, Gabriel Day, Clément Erhardy, Andreas Février, Jef Geys, Lisa Lavigne, Corentin Leber, Adrien van Melle, Pierre Merigot, Juliette Peres, Loïs Szymczak, Sophie Torrell et anonymes

Commissarariat : 
Vincent Enjalbert
L’exposition Misfire accueille des œuvres qui explorent le potentiel esthétique, émotionnel et subversif de l’échec, intentionnel ou involontaire, tant au niveau de leur processus créatif que de leur réception critique. Bien que l’expérience de l’échec occupe une place centrale dans le parcours académique et professionnel des artistes formés aux Beaux-Arts de Paris, ses traces se révèlent discrètes dans l’histoire d’une école marquée, tant dans son système de concours que dans son décor architectural, par l’exaltation des réussites de ses « grands maîtres ».

    Oscillant entre les émotions négatives qui lui sont traditionnellement associées et les récupérations politiques qui peuvent en émaner, sa nature ambivalente nous incite pourtant à reconsidérer son impact tant sur la matérialité des œuvres que sur la psychologie de leurs auteurs. Déployées au sein d’un espace scénique pensé comme instable et dégénératif, les expérimentations menées par les artistes réunis dans cette exposition investissent à différentes échelles les « poétiques de l’échec » : ratages techniques, foirades répétées, sabotages individuel et mutuel, amateurisme feint, acte de désœuvrement politique, détournement d’œuvres inachevées ou abandonnées par leurs auteurs, parasitage des dispositifs d’évaluation et de légitimation de valeur artistique …

    Ces gestes indisciplinés dessinent ainsi de multiples stratégies contre-productives qui mettent en déroute les discours, normes et représentations sociales autour de la virtuosité et de la reconnaissance institutionnelle des artistes. Témoins d’échecs autant éprouvés et dis-simulés qu’assumés et sublimés, ces œuvres interrogent les injonctions à la réussite, à l’efficacité et à l’attractivité constantes entretenues par un monde de l’art ultra concurrentiel dans lequel plus aucune impasse créative ne semble possible.